Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 20:09
- Publié dans : Communication et rédactionnel - Communauté : Communication d'entreprise
C'est une question que je me suis longtemps posée, sans vraiment avoir une réponse précise et argumentée à formuler.
En parcourant le hub Média training de Viadéo, je suis tombée sur cet excellent article de Fabrice GILARD, Consultant Formateur en médiatraining, (voir ici son site : FGconsultant )
Avec son aimable autorisation, je vous le livre ici dans son intégralité.


Article de Mr Fabrice GILARD
Fabrice GILARD

La réponse tient en trois lettres. NON.
Il n’est pas question de tourner autour du pot. Cela a le mérite d’être clair et direct. Certes, on peut s’interroger sur le résultat, tant les a priori sont présents et les sentiments divergents.

Une assemblée générale, la présentation d’un nouveau produit ou encore la signature d’un partenariat, la couverture journalistique varie en fonction de l’évènement, mais la réponse reste NON.

On ne peut pas, que dis-je, on ne doit pas demander à relire un article avant sa publication, sa diffusion ou sa mise sur le web. Une certaine frustration, voire une crispation peut naitre du côté de l’interviewé, d’autant plus si celui-ci a eu l’impression que l’interview s’est mal passée ou que le journaliste pouvait paraitre hésitant.

Pour rappel, un journaliste n’est pas un chargé de clientèle ni un passe plat d’éléments prédigérés. Et l’interviewé ne doit pas se transformer en grand correcteur voire en inquisiteur.

Si le journaliste a tronqué des propos ou s’il s’est trompé dans les faits et dans son analyse, que fait on ? Le droit de réponse ? A utiliser avec finesse et réactivité. Il est évident que si le reportage trahit la pensée développée lors de l’interview, il ne faut pas hésiter, prendre sa plume et écrire à la rédaction. Si les propos sont mis en accusation par les faits, on peut tenter le droit de réponse, mais il est alors plus judicieux de tenter une autre approche, comme choisir une communication adaptée. Dans tous les cas, cela pourrait desservir celui qui a demandé le droit de réponse. Cela met parfois en évidence une mauvaise communication.

Alors que reste-t-il ? Deux solutions dont l’une subtile. Au lieu de chercher à relire l’article, proposer au journaliste, en fonction de sa date de bouclage, votre aide. Pas de malentendu, tout simplement, dites lui que s’il a des questions ou que s’il aimerait revoir certains points avec vous, vous êtes prêts à l’accompagner. Certes, vous ne devez pas vous retrouver à son service exclusif, mais une relation basée sur l’écoute et le dialogue sera profitable aux deux protagonistes.

Enfin, rien ne vaut une bonne préparation à l’interview. Il n’est pas question de prêcher pour sa paroisse. Mais, quand une entreprise cherche de nouveaux relais de croissance, elle travaille son dossier en amont. Une interview, c’est pareil !!! Penser à travailler autant la forme que le fond, ce qui m’emmènera à ma prochaine chronique sur l’accueil des médias lors des relations presse.

Article d'origine : http://www.fgconsultant.fr/
Par Sabrina ECHAPPE & Fabrice GILARD - Voir les 0 commentaires
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