La lecture écran est une notion que je décris souvent lors de mes formations, toute la stratégie web en découle, quelqu'en soit le média : newsletter, blog, contenus rédactionnels de site.
Voici quelques pistes de réflexion sur le comportement des internautes.
I - Étude du cabinet Norbert küpper
Une étude sur le comportement des lecteurs de journaux, réalisés par ce cabinet de design journalistique, fondée sur l'enregistrement du regard d'un lecteur et la manière dont bougent les yeux, a déterminé ce qui élu et ce qui ne l'est pas.
Exemple pour la lecture d'un quotidien.
1. La photo principale est le seul élément qui arrête tout le monde.
2. Les gros titres sont les plus lus.
3. Aucun article n’est lu en entier par 100 % des lecteurs (même pas le chapeau/sous-titres).
4. Plus un article est long, moins il est lu.
5. Les articles les mieux mis en scène sont ceux qui accrochent le plus. Mais heureusement, c'est l'intérêt de l'article qui détermine le taux de lecture finale.
II - Mémorisation du message en fonction du nombre de mots par phrase :
|
Nombre de mots dans la phrase |
Message entier |
Première moitié |
Seconde moitié |
|
12 |
100 % |
100 % |
100 % |
|
13 |
90 % |
95 % |
85 % |
|
17 |
70 % |
90 % |
50 % |
|
24 |
50 % |
70 % |
30 % |
|
40 |
30 % |
50 % |
10 % |
III - Et sur le web ?
- Sur le Web, 79% des lecteurs auraient une lecture de type «balayage».
- La lecture sur écran serait plus lente de 25% comparativement à la lecture
papier.
En gros, l’utilisateur a les mêmes habitudes sur le web que dans la “vraie vie”. Il jette un coup d’oeil à
chaque nouvelle page, parcourt quelques lignes et clique sur le premier lien qui attire son attention ou qui ressemble vaguement à ce qu’il cherche. Dans les faits, une
grande partie de la page n’est même pas vue, et encore moins lue.
La plupart des utilisateurs cherche quelque chose d’intéressant (ou d’utile) et de
cliquable ; l’utilisateur clique sur le premier élément qui semble correspondre à ses aspirations. Si ce n’est pas le cas, direction le bouton “Retour” et le processus de
recherche est relancé.
Les utilisateurs apprécient la qualité et la crédibilité. Un site éditorial qui fournit un
contenu de qualité peut bien avoir un design pauvre, le visiteur fera “avec”. Ceci explique pourquoi des sites pas “terribles” mais présentant un contenu attractif font de l’audience depuis des
années.
Bien sûr, cette conclusion ne s'applique pas aux sites de vente en ligne qui
doivent séduire autant par la présentation que par le contenu.
Pour conclure cette introduction à la lecture web, les utilisateurs ne lisent pas, ils parcourent la page. Face à une page web, les utilisateurs cherchent des points de repères ou des liens pour les guider à travers le contenu.
IV - Pour aller plus loin
Site du cabinet Küpper (anglais)
I - Mythes de la lecture en ligne désavoués
La lecture Web est faite de mythes qui persistent :
- les internautes impriment les pages internet pour les lire,
- l'écran est un obstacle à la lecture,
Pourtant, une étude publiée par l'Association Online Publishers établit que les internautes sont passés de la communication au contenu. C'est un fait, ils passent aujourd'hui plus de temps à la lecture de l'information en ligne, au détriment du commerce en ligne notamment, avec une augmentation de plus de 35% en 4 ans.
Quelques chiffres-clés de la lecture en ligne:
Rédiger pour le Web ? Ben c'est pas comme le papier ?
Un copier-coller de ma brochure, et l'affaire est dans le sac !
Il n'y aura malheureusement que vous qui serez emballé. Surtout quand on sait que vos textes ont été
inspirés par la plaquette d'un concurrent... (qui lui même a copié un concurrent !
)
Or le web - et Google en tête- aime le contenu unique et original : n'y aurait-il pas un gros
souci ?
Vous le comprenez : le véritable problème, c'est que beaucoup d'entreprises ne prennent pas la peine d'adapter leurs textes au média Web.
L'internaute n'est pas
séduit, il n'arrive pas à entrer en lecture : il zappe !
Inspirée par les excellent livres du CFPJ et d'Isabelle Canivet, je vous livrerai quelques astuces d'écritures web
Comme chacun le sait, Photoshop n'est pas très fortiche dans la gestion des textes, bien qu'il se soit amélioré.
Les caractères spéciaux posent souvent problème : j'ai déjà vu des graphistes faire des copier/coller à partir de Word ou d'Indesign pour écrire une majuscule avec accent.
La solution : connaître les raccourcis de ces caractères.
Celui que je connais le mieux ? Alt+0201
Pourquoi : ben je m'appelle
Sabrina Échappé
Raccourcis avec la touche ALT
™ : Alt+0153 Marque déposée
œ : Alt+0156 « e » dans le « o »
© : Alt+0169 Copyright
® : Alt+0174 Marque déposée
± : Alt+0177 Plus ou moins
¼ : Alt+0188 Fraction un quart
½ : Alt+0189 Fraction un demi
¾ : Alt+0190 Fraction trois-quarts
¿ : Alt+0191 Point d’interrogation inversé
À : Alt+0192 A accent grave majuscule
Á : Alt+0193 A accent aigu majuscule
È : Alt+0200 E accent grave majuscule
É : Alt+0201 E accent aigu majuscule
Ê : Alt+0202 E accent circonflexe majuscule
Ë : Alt+0203 E avec trémas
Î : Alt+0206 I accent circonflexe majuscule
Ï : Alt+0207 I avec trémas
Ô : Alt+0212 O accent circonflexe majuscule
Ù : Alt+0217 U accent grave majuscule
Û : Alt+0219 U accent circonflexe majuscule
Ç : Alt+0199 C cédille majuscule
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